Mon « trépied littéraire » — ou comment la littérature m'a forgé

Publié le par Algor Vitae

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Notre littérature constitue un vivier des références majeures pour notre culture. Ce sont les textes, l'immense corpus des textes écrits au fil des âges, qui a fabriqué et fabrique encore notre monde et notre habitus tel que nous le connaissons aujourd'hui. Ainsi la civilisation européenne est-elle, grosso modo, un tiers latine, un tiers judéo-chrétienne, et un dernier tiers germanique.

Notre littérature constitue un vivier des références majeures pour notre culture. Ce sont les textes, l'immense corpus des textes écrits au fil des âges, qui a fabriqué et fabrique encore notre monde et notre habitus tel que nous le connaissons aujourd'hui. Ainsi la civilisation européenne est-elle, grosso modo, un tiers latine, un tiers judéo-chrétienne, et un dernier tiers germanique.

 

Mon imaginaire personnel, lui aussi, s'est construit avec des briques venues de trois origines. Ces briques, je les appellerai toutes « matières » en hommage à Jean Bodel, qui divisait toute la littérature de cette façons.1 Mes matières sont les textes de la Rome antique, l'univers arthurien médiéval, et la famille que forment le roman gothique et ses enfants (fantastique et fantasy).

Ces trois univers ont construit mon horizon de lecteur, mes valeurs et mes vues de l'esprit au fil des années.

La matière de Rome m'apporta un certain sens de l'analyse et du discours parfois cynique, mais toujours désireux d'approfondir et de convaincre.

 

La matière arthurienne m'a appris l'idéal chevaleresque, l'apparence surnaturelle du monde et ses merveilles, l'espoir de réussir et le sens du mot « quête ».

 

La matière gothique m'a sensibilisé à ce qui nous échappe, au passé qui ne disparait jamais vraiment, à l'influence du bizarre et de l'incident sur notre destin.

 

Et de ces trois influences est née une personnalité contradictoire qui est la mienne, à la fois inspirée et hantée, cynique mais bienveillante, dépressive, mais pleine d'espoir.

Et vous, quelle littérature vous a engendrés tels que vous êtes aujourd'hui ?


1 « Celles de France, de Bretagne et de Rome. Ces trois matières ne se ressemblent pas. Les contes de Bretagne sont tellement irréels et séduisants ! Tandis que ceux de Rome sont savants et chargés de signification et que ceux de France voient chaque jour leur authenticité confirmée ! » (vers 6 à 11 de sa Chanson des Saisnes).

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